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Histoire

Passionnée par l'apprentissage sur mes baskets

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Maât

Egypte Ancienne

Maât[1] est, dans la mythologie égyptienne, la déesse de l'harmonie cosmique, de la rectitude (ou conduite morale), de l'ordre et de l'équilibre du monde, de l'équité, de la paix, de la vérité et de la justice.

Elle personnifie l'ensemble de ces concepts, et à ce titre elle est la régulatrice de la course des astres, des saisons, ainsi que des actions des mortels et des dieux qui ont fait surgir le désordre du chaos au moment de la création. Elle est l'antithèse de l'isfet (le chaos, l'injustice, le désordre social, la corruption, la violence, la malveillance...).

« Maât est également la fille de  (dieu solaire et créateur) et compagne de Thot (dieu érudit ayant enseigné les hiéroglyphes aux hommes)[2]. »

Maât est toujours anthropomorphe, comme la plupart des concepts abstraits personnifiés : c'est une femme, en général assise sur ses talons, ou debout. Elle est la plupart du temps vêtue de la longue robe collante des déesses et porte leurs bijoux habituels. Maât confère aux autres dieux certaines de ses qualités, mais ne leur prête pas son aspect et ne prend pas non plus l'apparence d'autres divinités. Son attribut est la plume-nom (la même est portée par Shou). Elle tient souvent le signe de vie. L'élément de Maât est l'air et la couleur de sa peau est ocre jaune.

Maât est d'abord de dimension divine : elle est la mère de  dont elle est aussi la fille et l'épouse, elle est aussi la sœur mystique de pharaon, elle assure l'équilibre cosmique et c'est donc grâce à elle que le monde fonctionne de façon harmonieuse. Elle est également la lumière que Rê apporte au monde.

Maât est aussi l'expression sociale et juridique de l'ordre établi et le symbole de la justice et de l'équité. Dans les faits, c'est le rôle du vizir, qui porte le titre de « Prophète de Maât », que de rendre la justice au nom de la déesse et donc de pharaon qui l'incarne :

Pratique la justice et tu dureras sur terre.
Apaise celui qui pleure ; n'opprime pas la veuve ;
Ne chasse point un homme de la propriété de son père ;
Ne porte point atteinte aux grands dans leur possession ;
Garde-toi de punir injustement.

Modification de l'état divin par l'homme

  • Devenir un dieu : Les Égyptiens aspiraient à devenir des "dieux vivants" (Netjer) dans l'au-delà, un état d'immortalité et d'harmonie.

  • Puissance de la parole (Heka) : La magie (Heka) permettait d'influencer les événements, et les noms des divinités étrangères avaient un pouvoir redoutable, démontrant une interaction avec le divin.

  • Le rôle du pharaon : Le pharaon était un dieu sur terre, mais devenait un dieu pleinement intégré au panthéon après sa mort. 

En résumé, il s'agissait moins de modifier Dieu que pour l'homme de s'élever, grâce à la purification et à la connaissance (incarnées par des figures comme Thot), vers un état divin, celui de l'Akh, participant ainsi à l'éternité et à l'harmonie cosmique de Maât. 

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Θώθ Thot 
Djehouty

Egypte Ancienne

Thot (en grec ancien Θώθ / Thốth, de l'égyptien ancien Djehouty) est dans la mythologie égyptienne le dieu lunaire de Khemenou (Hermopolis Magna) en Moyenne-Égypte. Il est essentiellement le dieu de l'écriture et le scribe des dieux au savoir illimité. Quand Thot devint dieu de la sagesse, la déesse Seshat fut considérée comme sa compagne et assistante mais parfois aussi comme la fille qu'il aurait eue avec la déesse Nehemetaouay. Seshat devint par la suite la déesse de l'écriture, de l'astronomie/astrologie, de l'architecture et des mathématiques ; à ce titre, elle était à la fois la protectrice des bibliothèques, des scribes, des écoliers, des architectes et la gardienne des archives royales.Inventeur de l'écriture et du langage, il est la « langue d'Atoum » et le scribe des dieux. Incarnation de l'intelligence et de la parole, il connaît les formules auxquelles les dieux ne peuvent résister. Selon la légende, celui qui était capable de déchiffrer les formules du Livre de Thot pouvait espérer surpasser même les dieux.Le respect que Thot inspire lui vient de son savoir illimité. Toutes les sciences sont en sa possession : Il connaît tout et comprend tout. En tant que détenteur de la connaissance, il est chargé de la diffuser. C'est pourquoi il a inventé l'écriture. Les anciens Égyptiens pensaient que le savoir et la connaissance leur avaient été transmis par des livres et des écrits que Thot avait volontairement abandonnés dans des temples. Cependant, la conscience aiguë qu'il a de sa supériorité intellectuelle le rend ennuyeux, présomptueux et pompeux. Il aime les discours soignés, les formules alambiquées et affecte les tons empruntés. Souvent il agace les autres divinités qui ne manquent pas de le lui faire remarquer. Ses compétences s'étendent aussi au domaine des mathématiques, dans lequel il excelle. C'est lui qui a fixé les limites des nomes et du Double-Pays. Il est l'auteur des plans des sanctuaires des dieux, car lui seul sait tracer des plans et orienter les bâtiments. Toutes les sciences sont sous son contrôle et réclament obligatoirement sa protection[2].

Concepts clés de la conscience et du divin

  • Composition de l'être : L'humain est complexe (corps, Ka, Ba, ombre, nom) et sa conscience se transforme après la mort.

  • Le voyage post-mortem : La mort est un changement d'état, une traversée initiatique vers l'éternité, marquée par la pesée du cœur face à Maât (l'harmonie).

  • L'Akh : C'est l'état d'être du mort bienheureux, une puissance spirituelle lumineuse et efficace, une forme de divin acquis.

  • La réincarnation : La conscience humaine passait par différents états, visant une purification progressive.

  • Le divin : Les dieux (, Osiris, Thot, etc.) sont des puissances surnaturelles, des forces naturelles ou des concepts abstraits. 

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850
Muḥammad
ibn Mūsā al-Khwārizmī

Al-Khwârismî est l'auteur de plusieurs ouvrages de mathématiques. Le plus célèbre[11], intitulé Kitābu 'l-mukhtaṣar fī ḥisābi 'l-jabr wa'l-muqābalah (كتاب المختصر في حساب الجبر والمقابلة), ou Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison, publié sous le règne d'Al-Ma’mūn (813-833), « est considéré comme le premier manuel d'algèbre[6] ». Ce livre contient six chapitres. Il ne contient aucun chiffre. Toutes les équations sont exprimées avec des mots. Le carré de l'inconnue est nommé « le carré » ou mâl, l'inconnue est « la chose » ou shay (šay), la racine est le jidhr, la constante est le dirham ou adǎd. Al-Khwârismî définit ainsi six équations canoniques auxquelles peuvent être ramenés les problèmes concrets d'héritage, d'arpentage des terres, ou de transactions commerciales. Par exemple, l'équation « des biens sont égaux aux racines » équivaudrait de nos jours à une équation de la forme ax2=bx[12].

Le titre de l'œuvre est fondé sur deux mots. Le premier terme, al-jabr[n 3], qui est repris par les Européens et devient plus tard le mot algèbre, signifie « restauration » ou — ce qui signifie la même chose — transposition des termes d'une équation. Par exemple, pour résoudre 4x² - 5x + 7 = 15, au moyen du concept d'« algèbre », il faut que 4x² - 5x + 5x + 7 = 15 + 5x , donc 4x² + 7 = 15 + 5x. D'autre part, la « muqabala », ou opposition (ou encore « réduction »), est ce qui permet de réduire l'équation, en simplifiant les termes homologues : 4x² = 8 + 5x[14].

Diophante d'Alexandrie, considéré comme le « précurseur de l'algèbre[15] », n’est probablement pas connu d'Al-Khwârismî. En effet, la première traduction en arabe des Arithmétiques n'apparaît que plusieurs décennies après l'Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison[15], à la fin du IXe siècle, soit près de cinquante ans après la mort d'Al-Khwârismî[16]. Ainsi, son apport avec ce « premier manuel[n 4] » est tel qu'il conduit parfois à considérer Al-Khwârismî comme « le père de l'algèbre[16],[18] ».

Un autre ouvrage, dont l'original en arabe a disparu[11], Kitābu 'l-ĵāmi` wa 't-tafrīq bi-ḥisābi 'l-Hind (كتاب الجامع و التفريق بحساب الهند, Livre de l'addition et de la soustraction d'après le calcul indien[n 5]), décrit le système de numération décimale qu'il a observé chez les Indiens. Il est le vecteur de la diffusion de ces chiffres dans le Moyen-Orient et dans le califat de Cordoue[n 6].

Vers la fin du XIe siècle, avec la Reconquista, les chrétiens reprennent aux musulmans des territoires. Ils gagnent ainsi accès à de nombreux manuscrits, notamment scientifiques. Par la suite, c'est surtout au XIIe siècle que de nombreux textes sont traduits de l'arabe au latin[20]. Parmi ces traductions, il nous reste quatre adaptations en latin du livre d'Al-Khwarizmi sur les chiffres indiens. Ces adaptations datent au moins en partie du XIIe siècle. Il n'y a pas de consensus sur les auteurs de ces textes[21]. En Occident, cette version des chiffres indiens deviendra connue sous le nom de chiffres arabes, vu leur transmission via le monde arabo-musulman.

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1201-1274

Nasar al-Din al-Tusi

Tus, Iran

Abū Jaʿfar Muḥammad ibn Muḥammad ibn al‐Ḥasan Naṣīr al‐Dīn al‐Ṭūsī, souvent simplement Naṣīr al‐Dīn al‐Ṭūsī[1], ou parfois Naṣīr ad‐Dīn ad‐Ṭūsī[2],[3] (1201, à Tus en Iran - 1274), est un philosophemathématicienastronome et théologien perse musulman. Avec la rédaction de près de 150 manuscrits en arabe et en persan touchant la philosophie, la théologie, les mathématiques et l'astronomie, al-Tusi est considéré comme un maître à penser de son époque. Les réflexions d'al-Tusi ont touché la philosophie, l'éthique, la logique, la science des religions, aussi bien concernant la jurisprudence islamique (fikh) que la dialectique (kalâm). Son parcours lui permet d'écrire autant sur l'ismaélisme que sur le chiisme duodécimain, et le soufisme.

Al-Tusi a écrit plusieurs traités de logique dont Asas al-iqtibas (base de l'inférence - 1244) écrit en persan[10] qui est considéré comme la contribution la plus importante du XIIIe siècle en logique et Tajrid al-mantic écrit en arabe[15]. Il a aussi produit des commentaires et des traductions en persan de penseurs arabes, dont un commentaire sur l'ouvrage d'Avicenne al-Isharat wa'l tanbihat (livre des directives et remarques), terminé en 1246[17], dans lequel il répond aux critiques faites par Fakhr al Din al Razi sur l'œuvre d'Avicenne. Il y traite de la connaissance de Dieu, la nature de l'espace et la création du monde physique. Il se positionne dans la lignée de la philosophie péripatéticienne[10]. Sur la nature de l'être, al-Tusi distingue les êtres dont l'existence est nécessaire, Dieu, de ceux dont l'existence est contingente[15]. On lui doit aussi un commentaire du texte de Fakhr al-Din al-Razi sur le Kalâm dans lequel il tente d'ouvrir plus largement l'étude de l'islam aux concepts philosophiques grecs tout en réfutant les attaques d'al-Razi sur l'œuvre d'Avicenne[16].

Il s'intéresse aux fondements de la géométrie, en particulier au 5e postulat d'Euclide : l'axiome des parallèles. Dans son traité al risala al-shafiya (traité qui remédie aux doutes sur les lignes parallèles), puis dans son Tahir Uqlidis (Rédaction d'Euclide), il reprend les idées d'al-Khayyam et d'al-Samawal, utilisant un quadrilatère comportant deux côtés opposés égaux perpendiculaires à une même base (quadrilatère de Saccheri) mais commet une pétition de principe[23]. Ce second ouvrage, Tahir Uqlidis, dans lequel on trouve en outre une proposition de compléter les postulats d'Euclide par un axiome d'existence des points et droites, est en fait complété 20 ans après sa mort, probablement par son fils qui lui succéda à la tête de l'observatoire[24]. Il est publié à Rome en arabe en 1594, la démonstration d'al-Tusi est ensuite traduite en latin par John Wallis et est citée par Saccheri dans son Euclides ab omni nævo vindicatus (Euclide débarrassé de toute erreur)[25].

Al-Tusi est également connu pour son traité de trigonométrie sphérique al-shakl al-qita (Dévoilement des mystères sur la figure sécante, connu en Europe sous le nom de Traité du quadrilatère[26]- 1260), établi en utilisant d'autres outils que le théorème de Ménélaüs[10]. Ce traité est l'aboutissement de recherches effectuées depuis le Xe siècle en trigonométrie sphérique et fait de cette matière une branche mathématique indépendante de l'astronomie. On y trouve la notion de triangle polaire, les relations sur le triangle sphérique rectangle, des résolutions du triangle sphérique quelconque. Il réserve une faible part à la trigonométrie plane[27] en y énonçant toutefois la loi des sinus dans sa version plane[28]. Dans cet ouvrage se trouve également une réflexion sur les nombres irrationnels qu'al-Tusi, dans la lignée d'Omar Khayyam, traite comme des nombres à part entière[10].

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1493-1541
Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim

 médecinphilosophe et alchimiste, mais aussi théologien laïc suisse

Ce fut un médecin-chirurgien innovateur en thérapeutique, un philosophe de la nature concevant les phénomènes naturels comme des processus alchimiques de transformation, un théoricien des forces surnaturelles et un rebelle s'en prenant parfois avec virulence aux institutions et aux traditions[1]. Paracelse, philosophe, est un théoricien du Grand Tout, toujours animé par le désir de pénétrer la nature profonde des choses, attiré aussi bien par la Nature que par le royaume de Dieu. Sa pensée foisonnante, exubérante, est à l'image de l'homme rebelle, truculent, profondément croyant, se pensant sur la fin de sa vie, comme le médecin-prophète du dernier âge.

Paradoxalement, sa philosophie de la nature d'inspiration chrétienne et alchimiste, centrée sur Dieu, allait dans les siècles suivants, fournir un cadre intellectuel plus fructueux au développement de la médecine chimique moderne que la philosophie de la nature, rationaliste et naturaliste de la médecine galéniste, dominante à l'époque, mais qui était devenue dogmatique et sclérosée. Toutefois, le paradoxe n'est qu'apparent, car le système de pensée de Paracelse n'était pas à prendre ou à laisser en totalité ; seuls quelques éléments provenant de la pratique médicale pouvaient être gardés.

Dans son œuvre immense, toute imprégnée de la «magie naturelle» propre à la Renaissance, se trouvaient quelques idées fortes et innovantes qui semblent avoir impulsé (ou parfois seulement préfiguré) les recherches ultérieures des médecins paracelsiens sur la voie d'une approche ontologique des maladies, de l'extraction des principes actifs des substances, de l'usage interne des médicaments chimiques ou des remèdes psychoactifs.

En somme, Paracelse initie le tournant de la médecine galénique vers la médecine moderne basée sur la biochimie, en déstabilisant les édifices galénique et aristotélicien et en ouvrant la voie à la physiologie expérimentale.

Liens: https://fr.wikipedia.org/wiki/Paracelse

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1559
Académie de Genève Université 

Genève, Suisse

L'Université de Genève a été créée en 1559 sous le nom d'Académie de Genève par le réformateur Jean Calvin, avec Théodore de Bèze comme premier recteur, initialement axée sur la théologie et les humanités, avant de s'étendre à d'autres disciplines et de devenir officiellement l'Université de Genève en 1873 avec l'ajout de la faculté de médecine, tout en conservant ses valeurs humanistes et son rayonnement international.

L'histoire de la fondation de l'Académie de Genève est indissociable du mouvant de la Réforme protestante à Genève[10]. L'Académie entamera par la suite un long processus de laïcisation[11].

Le 21 mai 1536, les Genevois réunis en un conseil adoptent la Réforme et Genève prend une indépendance souveraine de facto de tout pouvoir princier ou ecclésiastique. Ils adoptent également un « article des écoles » qui établit l'obligation d'envoyer ses enfants à l'école.

L'établissement des idées de la Réforme par Calvin, qui s'établit dans la cité en 1536, ne se fait pas sans heurts et Calvin est chassé de Genève en 1538. Cet épisode est relaté dans un ouvrage de Marie Dentière La guerre et délivrance de la ville de Genève[12]. Calvin est rappelé en 1541 pour parachever son entreprise et formule alors son programme scolaire dans les Ordonnances ecclésiastiques du 20 novembre 1541. Afin d'asseoir la foi dans les mentalités, il faut avoir recours à des docteurs formés en théologie qui puissent acquérir des compétences en prédication et instruire la population. La nécessité d'une académie s'impose alors pour former ces futurs théologiens[10].

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1566
Nostradamus

Salon-de-Provence, France

Michel de Nostredame, dit Nostradamus, né le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence et mort le 2 juillet 1566 à Salon-de-Provence, est un apothicaire[1] et auteur français. Nostradamus affirmait volontiers avoir appliqué toute une série de procédés divinatoires, parmi lesquels la « fureur poëtique »[57], ou le « subtil esprit du feu »[58] de l'oracle de Delphes ; l'« eau de l'oracle de Didymes »[59] ; l'« astrologie judiciaire »[60] (l'art de juger de l'avenir d'après le mouvement des planètes, mais Nostradamus se disait « astrophile » plutôt qu'astrologue) ; les « sacrées Écritures », ou les « sacrées lettres[61] » (bien qu'il n'ait probablement pas possédé une Bible telle quelle, interdite à l'époque aux laïques : il en aurait utilisé des extraits trouvés dans Eusèbe, Savonarole, Roussat et le Mirabilis liber) ; « la calculation Astronomique »[62], ou la « supputation des âges »[63], selon de prétendus cycles datant d'Abraham ibn Ezra et de bien avant (Nostradamus prétend arrêter ses prédictions à l'an 3797) ; et le « songe prophétique »[64] ou l'« incubation rituelle »[65].

Il est cependant douteux qu'il ait vraiment utilisé ces procédés, car il semble se contredire là-dessus (par exemple en rattachant une même prophétie à plusieurs procédés), et il est plus probable que sa méthode principale était la projection dans le futur de prophéties préexistantes et de récits historiques, méthode dont il ne dit presque rien, mais dont l'existence est rendue quasi certaine par un nombre considérable de rapprochements faits depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours[66].

Quant aux horoscopes dressés par Nostradamus, les astres y sont souvent situés dans des maisons qui ne leur correspondent pas, les rapports entre l'heure, la position du Soleil et le Milieu du Ciel sont inconsistants et la position des astres correspond à midi et non au moment indiqué, Nostradamus se dispensant ainsi de faire l'interpolation[67].

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1640
L'Oratorio

Musique

Dans les années 1640, l'oratorio est institué, le terme commence à devenir majoritaire pour définir ce genre de musique. Deux catégories d'oratorios se distinguent alors : l'oratorio vulgare (en langue vernaculaire) et l'oratorio latino (en latin) ou histoire sacrée ou encore Motets dramatiques. Deux grandes figures s'illustrent à l'époque dans ce genre. Il s'agit de Giacomo Carissimi et Luigi Rossi. Le début du 17e siècle est marqué par l’apparition de deux nouveaux genres : l’opéra et l’oratorio. Tous les deux entretiennent d’étroites relations avec le pouvoir. Pour une première raison, assez simple : ce sont des genres qui exigent la mise en œuvre de moyens financiers importants que, seuls, des gens de pouvoir peuvent investir. L’opéra naît donc dans des milieux de cour ; l’oratorio au sein de l’Église catholique de la contre-réforme, une Église qui se donne les moyens de se construire une nouvelle image. Que ces deux genres naissent dans des milieux de pouvoir n’a rien de bien spécifique. D’autres genres l’avaient été auparavant. Mais l’opéra et l’oratorio vont véhiculer une image spécifique du pouvoir qui appartient, elle, précisément à l’ère baroque.

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1624-1689

Pedanius Dioscoride

Le laudanum 

Les effets soporifiques du pavot à opium étaient connus du médecin grec du Ier siècle, Dioscoride (De materia medica IV,64[5]) ainsi que de l'encyclopédiste romain Pline qui indique que la plante était cultivée et servait à fabriquer un « breuvage narcotique » (Histoire naturelle[6], XX, 198). Au IIe siècle, Galien, dont la doctrine domina la pensée médicale européenne jusqu'au XVIIIe siècle, attribuait aux remèdes à base d'opium des propriétés rafraîchissantes et desséchantes[7]. Il le recommandait comme analgésique, ou bien comme antidote dans sa fameuse thériaque où l'opium dominant était associé à la chair de vipère et à de nombreux autres ingrédients. La thériaque était prescrite pour les morsures de serpents et tous les poisons. Les médecins du monde musulman, comme al Razi, prescrivirent eux aussi, l'opium comme sédatif et anesthésique[8].

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1740-1799
Horace Benedict De Saussure

Physicien, Géologue, Naturaliste

Horace Bénédict de Saussure est un physicien, géologue et naturaliste genevois, né le 17 février 1740 à Conches, dans la commune de Chêne-Bougeries, près de Genève, où il est mort le 22 janvier 1799. Il est aussi considéré comme l'un des fondateurs de l’alpinisme. Ses recherches eurent notamment pour cadre les Alpes, et plus particulièrement le massif du Mont-Blanc. Les études terminées, sa vocation scientifique s'affirme sous l'influence de son oncle maternel Charles Bonnet et du grand physiologiste et naturaliste bernois Albrecht von Haller, qu'il rencontre dès 1758. Passionné par l'altitude, Saussure se rend une première fois à Chamonix en 1760 pour admirer le mont Blanc. Rêvant d'en atteindre le sommet, il promet une prime à celui qui en montrera un jour le chemin. En attendant, ses premiers travaux concernent la botanique et la microscopie, puis la glaciologie. En 1762 à 22 ans, il est nommé professeur de philosophie à l'académie de Genève, une position qu'il conserve pendant vingt-quatre ans.

En 1786, le second volume de Voyages dans les Alpes apporte, à travers l'examen des poudingues de Vallorcine, la démonstration de l'existence de l'orogenèse alpine, un principe qui contredit l'une des thèses fondamentales du dogme neptuniste, alors dominant.

 

Cercle de répétition de Saussure, exposé au Musée d'histoire des sciences de la Ville de Genève.

Ayant démissionné de son poste de professeur, Saussure peut consacrer d'autant plus d'énergie à ses recherches, qui accordent une place croissante à la mesure des températures (terrestres, lacustres et maritimes), à la mesure de l'humidité et de l'électricité atmosphériques, à l'évaporation et la formation des nuages, ainsi qu'à l'étude de tous les paramètres qui varient en fonction de l'altitude. Le résultat de ces recherches est consigné dans les volumes 3 et 4 des Voyages dans les Alpes (1796). Horace Bénédict de Saussure met au point un instrument de mesure lui permettant d'étudier les effets calorifiques des rayons du soleil, qu'il nomme « héliothermomètre », et qui ressemble beaucoup aux capteurs solaires modernes. Il pense même aux possibilités d'applications au domaine de la maison, avec l'usage de fenêtres à double châssis[6]. Cette invention ne nous est pas parvenue. Mais grâce à la description très précise que Saussure en a fait, on peut très facilement reconstituer son schéma. Voici une description faite par l'inventeur :

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1799
Rodolphe Toepffer 

Voyage en Zig Zag

Les Voyages en zigzag (ou Voyages en zigzag ou excursions d'un pensionnat en vacances) de Rodolphe Töpffer ont été publiés pour la première fois à Paris en 1844 par J.J. Dubochet, suivis des Nouveaux voyages en zigzag en 1854, après sa mort, précisant que les récits sont illustrés par Töpffer lui-même. Une autre œuvre, Voyage en zigzag dans la République des Lettres, est de André Lang et date de 1922. 

  • Töpffer (le plus connu) :

  • André Lang (un autre auteur) :

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1822
George Mendel 

Hyncice, Austo-hongrois

Johann Gregor Mendel, né le 20 juillet 1822 à Hynčice (Bohême (Empire austro-hongrois)) et mort le 6 janvier 1884 à Brno (margraviat de Moravie),généticien et botaniste germanophone de nationalité autrichienne, communément reconnu comme le père fondateur de la génétique. Il est à l'origine des lois de Mendel déterminant la transmission des gènes de génération en génération.

En 1846, il suit un cursus en agriculture et en viticulture. Le 6 août 1847 il est ordonné prêtre. Poursuivant sa formation religieuse, il compte toujours entrer à l'Université, une espérance réduite à néant à la suite de sa nomination comme curé de Vieux-Brno (cs) le 22 juillet 1848[9]. Dans le contexte de la révolution autrichienne de 1848, et peu après l'ouverture de l'Assemblée impériale constituante, Mendel, avec d'autres moines, signe une pétition demandant l'octroi aux moines de la pleine citoyenneté. Cette pétition ne devint publique et officiellement connue de l'évêque de Brno que début 1849[9]. En janvier 1849, il tombe gravement malade probablement à la suite d'une infection contractée soit au chevet des malades, soit lors des autopsies auxquelles il participait[5].

En septembre 1849, il est nommé professeur adjoint à Znojmo[5]. En 1849, il accepte un poste d'enseignant dans une ville voisine mais échoue à deux reprises aux épreuves de l'examen d'aptitude à l'enseignement. Andreas Baumgartner fait en sorte que Mendel puisse suivre une formation à Vienne.

En 1851, Mendel part à Vienne pour suivre les cours, en tant qu'auditeur libre, de l'Institut de physique de Christian Doppler ; il y étudie, en plus des matières obligatoires - les mathématiques et la physique -, la botanique, la physiologie végétale, l'entomologie, la paléontologie. Durant deux années, il acquiert toutes les bases méthodologiques qui lui permettront de réaliser plus tard ses expériences. Son intérêt pour le problème de la fécondation naît à Vienne[10]. Au cours de son séjour il est amené à s'intéresser aux théories de Franz Unger, professeur de physiologie végétale. Celui-ci préconise l'étude expérimentale pour comprendre l'apparition des caractères nouveaux chez les végétaux au cours de générations successives. Il espère ainsi résoudre le problème que pose l'hybridation chez les végétaux.

1842
William James

New York, Etats-Unis

Pour comprendre l'œuvre de James, il est important de définir trois notions clés : le pragmatisme philosophique, la notion de pluralisme et d'empirisme radical

  • Le pragmatisme philosophique est défini par Owen Flanagan comme une « méthode pour réaliser le plus important à savoir trouver une façon de croire, de penser et d'être qui rendra la vie de plus en plus riche de sens, ce qui fera que la vie vaudra aussi pleinement que possible la peine d'être vécue »[11]

  • Pour James, la notion de pluralisme implique l'existence de plusieurs façons de voir les choses liées aux fins diverses que poursuivent les êtres humains[12];

  • Un empiriste radical est celui qui fait l'hypothèse que le pluralisme constitue l'état permanent du monde.William James récuse le rationalisme et son idée de vérités existentielles a priori[16]. Sur ce point il s'attaque tant à l'idéalisme de Kant qu'il voit comme le précurseur de l'idéalisme allemand qu'à celui d'Hegel. James n'aime pas ce qu'il nomme l'intellectualisme, à savoir la déduction à partir d'hypothèses. Sa méthode philosophique est ancrée dans l'étude des faits et ouverte aux valeurs morales et religieuses. Pour lui, la philosophie doit aider à comprendre les idées et les choses à partir de leurs conséquences pratiques[16]. Pour mener les enquêtes scientifiques nécessaires à sa théorie de la signification, James formule deux grands postulats nécessaires à la raison : 1) tout événement a une cause et 2) le monde est rationnellement intelligible[17].Concernant la morale, James selon Pomerleau se pose trois questions : 1) d'où viennent nos valeurs morales ? 2) quelles sont les significations de nos concepts moraux de base et 3) comment gérer les conflits de valeur ?

  • Selon Pomerleau, l'ouvrage de James Some Problems of Philosophy est un texte sur la métaphysique dans lequel James cherche les principes ultimes de la réalité à la fois dans et au-delà de l'expérience humaine[30]. James est pluraliste, c'est-à-dire que, pour lui, le futur est ouvert et peut être amélioré si les hommes font librement les bons choix. Au contraire, le monisme, auquel il s'oppose, voit, dans ses versions extrêmes, l'univers comme déterminé par des lois inexorables[30]. James, au contraire, plaide pour la possibilité du nouveau, de l'inédit, du différent dans le monde. Le pluralisme jamesien est marqué par la croyance en un monde meilleur que nous pouvons atteindre par la coopération avec les hommes dans le monde entier[30]. D'une façon générale, pour James, le monisme tend à pousser les êtres humains vers le quiétisme alors que, dans le pluralisme, l'homme se prend en main, est actif[30].

  • Dans son Essays in Radical Empiricism, James prend ses distances avec le dualisme philosophique dans lequel le corps et l'esprit sont deux entités séparées. Au contraire, il pense que nous ne pouvons pas penser indépendamment de notre corps et, pour lui, c'est une illusion de penser la conscience comme une substance[30]. Le problème est que James, contrairement aux matérialistes purs, croit également à la vie spirituelle. Cela l'amène, selon Pomerleau, à un monisme neutre, ni matérialiste, ni idéaliste, dans lequel il considère que la pensée et les choses sont faites d'une même matière qu'il omet de définir[30].

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1844
Friedrich Miescher

Bâle, Suisse

Johann Friedrich Miescher, né le 13 août 1844 à Bâle et mort le 26 août 1895 est un biologiste suisse.

Seconde moitié du XIXe siècle, il découvre dans le noyau des cellules une substance riche en phosphate : la nucléine. Au XXe siècle, cette substance sera identifiée et nommée acide désoxyribonucléique (ADN).

Il est nommé à la chaire de physiologie à l'université de Bâle en 1872 où il continue ses recherches sur la nucléine. Il démontre ainsi sa présence dans les spermatozoïdes de plusieurs espèces, émettant l'hypothèse de son rôle dans la transmission de l'hérédité. Il travaille également sur la reproduction et l'alimentation des saumons.

Il fonde, en 1885, l'institut d'anatomie et de physiologie de Bâle.

Il est atteint de tuberculose durant les années 1890 et en meurt à l'âge de 51 ans. 

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1845
Théodore Nicolas Gobley

Découverte de la Lécithine

La découverte de la lécithine remonte au milieu du XIXe siècle. En 1845, le chimiste et pharmacologue français Théodore Nicolas Gobley isola pour la première fois la lécithine à partir de jaune d'œuf[6]. C'est après avoir découvert la même substance dans les œufs de carpe, qu'il la nomma « lécithine » d'après le mot grec « ekithos », qui signifie « jaune d'œuf », en référence à ses premières recherches[7]. Gobley poursuivit ses recherches et, en 1874, il réussit à déterminer la composition chimique de la lécithine[8].

Au fil des décennies, la lécithine a suscité un intérêt croissant en raison de ses propriétés émulsifiantes et de ses applications potentielles dans divers domaines. Au début du XXe siècle, la lécithine a commencé à être utilisée dans l'industrie alimentaire comme émulsifiant, permettant de stabiliser les mélanges de substances hydrophiles et lipophiles. Cette utilisation s'est rapidement étendue à d'autres industries, notamment la cosmétique et la pharmaceutique.

Dans les années 1930, des chercheurs ont découvert que la lécithine pouvait être extraite de sources végétales, notamment le soja. Cette découverte a conduit à une production commerciale accrue de lécithine, rendant cette substance plus accessible et économique. Aujourd'hui, la lécithine est largement utilisée dans l'industrie alimentaire, les compléments alimentaires, les produits cosmétiques et les médicaments.

La recherche sur la lécithine continue de progresser, avec des études explorant ses effets potentiels sur la santé, notamment en ce qui concerne la fonction cognitive, la réduction du cholestérol et la prévention des maladies cardiovasculaires. La lécithine reste un sujet d'intérêt scientifique et industriel, avec de nouvelles applications et découvertes émergentes.

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1845
Nicolas Théodore de Saussure

Suisse, Genève

Recherches chimiques sur la végétation (1804), qui prolonge les recherches antérieures de Charles Bonnet sur le rôle des feuilles dans la végétation et de Jean Senebier et Jan Ingen-Housz sur la photosynthèse, tout en marquant une véritable rupture par la précision et la rigueur de ses analyses chimiques. Cet ouvrage établit non seulement l'assimilation du gaz carbonique par les plantes, mais aussi la nécessité de l'eau, de composés azotés et de sels minéraux pour assurer leur nutrition[6]. Ses conclusions, importantes pour la physiologie végétale et pour l'agriculture, ont été confirmées ultérieurement par Jean-Baptiste Boussingault et développées par Justus Liebig.D'autres travaux, menés à partir de 1808, sur les processus biochimiques aboutissent à plusieurs publications sur l'amidon et sa conversion en sucre (1814 et 1819), sur la maturation des fruits et des fleurs (1821 et 1822) et sur la germination du blé (1833). Il compare aussi la germination et la fermentation (1833). Il a donné aussi la formule de l'alcool éthylique et de l'éther sulfurique (1807[7]) et collaboré avec le chimiste germano-russe Johann Friedrich Wilhelm Nasse sur l'étude des métalloïdes. Son mémoire sur la fermentation alcoolique (1841) sera tenu en haute estime par Louis Pasteur.

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1848
Heinrich Suter

Hedingen, Suisse

Heinrich Suter (4 janvier 1848 à Hedingen ; 17 mars 1922 à Dornach) est un historien des sciences suisse qui, à son époque, était considéré comme le meilleur expert en mathématiques arabes et en astronomie.

Suter est né en 1848 de Johann Heinrich, buraliste postal dans la ville suisse de Hedingen, dans le canton de Zurich, et de Verena Schmied. Il étudie à l’école industrielle de Zurich, puis poursuit ses études à Berlin de 1869 à 1870 et à Zurich, à l’École polytechnique fédérale de Zurich et à l’Université de Zurich. Pendant qu'il est à Berlin, il étudie auprès de Weierstrass, Kronecker et Kummer, et étudie l'histoire et la philologie[1]. Il a obtenu son doctorat en 1871 à l'Université de Zurich, auprès de Rudolf Wolf, avec une thèse intitulée Geschichte der mathematischen Wissenschaften von den ältesten Zeiten bis Ende des 16. Jahrhunderts (Histoire des sciences mathématiques des temps les plus anciens jusqu'à la fin du XVIe siècle), publiée en 1872 sous forme de livre. Son histoire des mathématiques a également été traduite en russe.

En 1874, il commence à enseigner en tant que remplaçant à l'école normale de Wettingen et au Gymnasium Schaffhouse et celui de Saint-Gall. De 1876 à 1886, il est maître de mathématiques et physique à l'école cantonale d'Aarau, puis de 1886 jusqu'à sa retraite en 1916 à Zurich[2],[3].Suter a appris la langue arabe à l'âge de 40 ans. Il a également acquis des connaissances en syriaque, en persan et en turc. Depuis lors, il s'est impliqué dans l'étude de l'histoire des mathématiques et de l'astronomie dans l'espace culturel islamique. En 1892, il publie dans les "traités sur l'histoire des mathématiques" de Cantor, la traduction du répertoire des mathématiciens dans le Fihrist d'Ibn Abi Ja Qub An - Nadim. En 1893, il publie la traduction des parties mathématiques du catalogue de la bibliothèque Khedivial au Caire. Un de ses travaux les plus importants est achevé pour le compte de l'Académie royale des sciences du Danemark sur les tables astronomiques d'Al-Khwârizmî, dont l'édition avait été commencée par Axel Björnbo.

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1856
L'extrait de Tilden

La Tilden Company

L'extrait de Tilden était un extrait de cannabis médicinal du XIXe siècle , formulé pour la première fois par James Edward Smith d'Édimbourg. Aux États-Unis , la société Tilden de New Lebanon, dans l'État de New York , fabriquait et vendait l'extrait sous son propre nom, en présentant le médicament comme suit : Phrénique , anesthésique , antispasmodique et hypnotique. Contrairement à l'opium , il ne provoque ni constipation , ni diminution de l'appétit, ni nausées , ni sécheresse de la langue, ni diminution des sécrétions pulmonaires, ni maux de tête. Il a été utilisé avec succès en cas d'hystérie , de chorée , de goutte , de névralgie , de rhumatismes aigus et subaigus , de tétanos , d'hydrophobie , etc.

La Tilden Company était l'entreprise de la famille Tilden, qui comprenait le gouverneur de New York et candidat démocrate à la présidence en 1876 , Samuel J. Tilden . [ 1 ] L'auteur américain Fitz Hugh Ludlow a utilisé l'extrait de Tilden à des fins récréatives et a écrit le livre The Hasheesh Eater (1857) sur ses

expériences. [ 2 ]

OJ Kalant a estimé la concentration de l'extrait et des doses de Ludlow comme suit :

Ludlow parlait constamment de « haschisch », mais il consommait en réalité l'extrait solide de Cannabis indica, environ deux fois plus puissant que la résine brute et dix fois plus puissant que la marijuana. Un calcul approximatif montre que sa consommation équivalait à environ six ou sept cigarettes de marijuana par dose, soit un effet hallucinogène plutôt qu'euphorisant, contrairement à la consommation nord-américaine contemporaine. [ 3 ]

 

Ludlow a écrit qu'il prenait jusqu'à une drachme d'extrait (3,9 grammes ou 0,14 once) dans ses doses les plus élevées — si les chiffres de Kalant sont corrects, cela équivaudrait à un quart d'once de résine ou bien plus d'une once de cannabis.

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1856

Sigmund Freud 

Freiberg, Autriche

Sigmund Freud (né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, dans l'empire d'Autriche, aujourd'hui Tchéquie, et mort le 23 septembre 1939 à Londres, au Royaume-Uni) est un neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse et considéré comme l'une des plus grandes figures intellectuelles du XXe siècle.

Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Josef Breuer, l'influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l'hypnose de l'École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus psychiques. Ses deux grandes découvertes sont la sexualité infantile et l'inconscient. Elles le conduisent à élaborer plusieurs théorisations des instances psychiques en rapport avec le concept d'inconscient, s'articulant autour du rêve et de la névrose, puis il propose une technique de thérapie, la cure psychanalytique. C'est dans le cadre de la cure, dès les Études sur l'hystérie publié en 1895, et particulièrement dans sa première analyse du « cas Dora », que Freud découvre peu à peu l'importance du transfert.

Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, pas à pas, élaborent la psychanalyse, d'abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, à Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques, la psychanalyse s'installe dès 1920 comme une nouvelle discipline dans l'histoire des sciences. En 1938, Freud est menacé par le régime nazi et quitte Vienne pour s'exiler à Londres, où il meurt d'un cancer de la mâchoire en 1939.

En 1896, Freud introduit pour la première fois le terme « psycho-analyse » dans un article publié conjointement en français et en allemand : la « psychanalyse » est née. Celle-ci repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. « En tant que science, la psychanalyse n'est pas caractérisée par la matière qu'elle traite, mais par la technique avec laquelle elle travaille », écrit-il dans Introduction à la psychanalyse[3],[4]. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Josef Breuer, puis le développement de la cure analytique, est le principal apport de la psychanalyse. L'hypothèse de l'inconscient approfondit la théorisation du psychisme. D'autres concepts vont, au fur et à mesure, développer et complexifier la théorie psychanalytique, que Freud décrit comme une « science de l'inconscient animique »[5], et le savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

1856
Charles F. Gerhardt

Strasbourg, France

Charles Frédéric Gerhardt est un chimiste français, né le 21 août 1816 à Strasbourg et mort le 19 août 1856 dans cette même ville. On lui doit notamment la première synthèse de l'acide acétylsalicylique ou aspirine[1] qu'il nomme acide acéto-salicylique et en dépose le brevet.

En 1842, par distillation alcaline de la quinine, Charles Gerhardt obtint la quinoléine, huile incolore qu'il appela chinolein (« huile de quinine ») et qui se révéla identique à la leucoline (leukol) découverte dans la houille par Ferdinand Runge en 1834. Cette découverte allait être à l'origine du développement, au XXe siècle, des médicaments antipaludiques de synthèse tels que la chloroquine.

Au début du XIXe siècle, on fabriquait le salicylate, une substance qui permettait de lutter contre les fièvres et douleurs à partir de l'écorce de saule. En 1853, Gerhardt réussit la première synthèse de la molécule de base de l'aspirine, l'acide acétylsalicylique, proche du médicament actuel et substitut plus économique du salicylate.

Il eut comme élève Félix Pisani.

En son hommage, l'Institut de chimie moléculaire et des matériaux de l'université de Montpellier (ICGM) porte son nom : Institut Charles Gerhardt

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1857
"Fitz Hugh Ludlow"

Livre "Hasheesh Eater"

The Hasheesh Eater , publiée en 1857. Lorsque, dans le Song to Old Union , les diplômés d'aujourd'hui chantent que « le ruisseau qui traverse les terrains de l'Union / Brille aussi fort que l' eau de Delphes … » [ 13 ], la plupart ne réalisent probablement pas qu'ils commémorent peut-être des états de vision induits par la drogue, dans lesquels ce ruisseau bondissant est devenu alternativement le Nil et le Styx .

Au début de ses études universitaires, probablement au printemps 1854 alors que Ludlow était encore à Princeton, sa curiosité médicale le poussa à rendre régulièrement visite à son ami Anderson, l' apothicaire . Lors de ces visites, Ludlow « s'est adonné à l'expérimentation de tous les médicaments et produits chimiques étranges que le laboratoire pouvait fabriquer » [ 15 ] . Quelques mois auparavant, Ludlow avait dévoré l'article de Bayard Taylor paru dans le Putnam's Magazine , intitulé « La Vision du Haschisch » [ 16 ] , et aussi, lorsque le remède contre le tétanos à base de cannabis appelé extrait de Tilden fit son apparition, il voulut l'essayer. Ludlow devint un « consommateur de haschisch », ingérant régulièrement de fortes doses de cet extrait de cannabis durant ses années d'études. De même que dans sa jeunesse, il avait découvert avec délice qu'il pouvait, confortablement installé sur son canapé, s'évader au fil des écrits des auteurs, il constata qu'avec le haschisch, « tout l'Orient, de la Grèce jusqu'aux confins de la Chine , tenait dans les limites d'une commune ; aucun frais n'était nécessaire pour le voyage. Pour la modique somme de six cents, je pouvais m'offrir un billet d'excursion pour le monde entier ; navires et dromadaires, tentes et hospices, tout était contenu dans une boîte d'extrait de Tilden. » [ 4 ]

Il a trouvé que le médicament était une aubaine pour sa créativité : « [M]a plume filait comme l’éclair dans l’effort de suivre le rythme de mes idées », écrit-il à un moment donné, bien que, « [e]nfin, la pensée courut à une vitesse si terrible que je ne pouvais plus écrire du tout ». [ 17 ]

Bien qu’il en soit venu plus tard à considérer le cannabis comme « la plante sorcière même de l’enfer, l’herbe de la folie » [ 18 ] et son implication avec celui-ci comme imprudente, « [c]'est là que j'ai eu tort, j'ai été invité par la voix d'une mère… Les motifs de l'indulgence au haschisch étaient de la nature idéale la plus exaltée, car de cette nature sont toutes ses extases et ses révélations — oui, et mille fois plus terribles, pour cette raison même, ses douleurs indicibles. » [ 19 ]

Pendant un temps, il sembla ne jamais se libérer de l'influence du haschisch. « Ma vie devint pour moi un état prolongé d'exaltation due au haschisch… » [ 20 ] écrivit-il, et nota que « l'effet de chaque consommation successive se prolonge jusqu'à ce que les expériences, jusque-là isolées, se rejoignent ; alors les maillons du délire s'entrecroisent et finissent par se fondre au point que la chaîne devient un ruban continu… Les derniers mois… se déroulent dans un rêve ininterrompu mais à la fois décousu. » [ 21 ] Il conclut : Le haschisch est certes une drogue maudite, et l'âme finit par payer un prix amer pour toutes ses extases ; de plus, son usage n'est pas le moyen approprié d'acquérir une quelconque compréhension, pourtant qui pourra dire qu'en cette période d'exaltation, je ne connaissais pas les choses telles qu'elles sont plus véritablement que jamais dans l'état ordinaire ?… Dans l'ivresse du haschisch, nous n'avons atteint, par un chemin illégitime, le secret de cette beauté infinie qui sera contemplée au ciel et sur la terre lorsque le voile du corps se lèvera et que nous connaîtrons tels que nous sommes connus. [ 21 ]

Ludlow était sincère dans sa description des horreurs du sevrage, ajoutant que « [s]i, par dégoût humain de s’attarder trop longtemps sur l’horrible, j’ai été amené à parler si légèrement des faits de cette partie de mon expérience que n’importe quel homme puisse penser que le chemin du retour vers l’ascension est facile, et oser la voie de la descente vers l’entrée, je réparerais cette faute avec toute prophétie de misère douloureusement élaborée qui soit en mon pouvoir, car pendant tout ce temps, j’ai en effet souffert davantage que n’importe quelle douleur physique ne pourrait jamais me faire souffrir. » [ 22 ]

Le récit de Ludlow était probablement influencé par l'histoire de la dépendance à l'opium qui a servi de modèle à son livre : les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas DeQuincey . La description que fait Ludlow de ses symptômes physiques de sevrage inclut de terribles cauchemars. Il se met à fumer du tabac pour l'aider à supporter sa « souffrance » [ 23 ] , mais cette souffrance semble surtout provenir de la déception face aux couleurs ternes et à la monotonie sans intérêt de la vie sobre, plutôt que d'une douleur physique (ironiquement, sa dépendance naissante à la nicotine pourrait bien avoir été la véritable source de toute souffrance physique qu'il a ressentie ; il écrit à un moment donné que « différer pendant une heure la consommation de nicotine provoquait un désir de cannabinoïdes qui était une véritable douleur » [ 24 ] ).

1861
Albert Niemann

Goslar, Allemagne

Albert Niemann, né le 20 mai 1834 à Goslar en Hanovre et mort le 19 janvier 1861 à Goslar, est un chimiste et un pharmacien hanovrien.

Niemann grandit en tant que fils d'un instituteur. À partir de 1852, il étudie la chimie avec Friedrich Wöhler à l'université de Göttingen et devient son assistant.

En 1859, l'explorateur autrichien Karl von Scherzer revient de l'expédition du Novara autour du monde ; il ramène de son voyage un ballot de feuilles de coca, apportée à Göttingen à la demande de Wöhler[1]. L'année suivante, Niemann isole la forme cristalline de la cocaïne et décrit les effets anesthésiants sur la langue. En approfondissant ses travaux, il détermine son point de fusion (98 °C), notant qu'elle se décompose en acide chlorhydrique et benzoïque ainsi qu'en méthanol et ecgonine au cours du traitement à haute température.

Niemann est mort à l'âge de 26 ans à la suite de ses travaux sur le gaz moutarde. Deux ans après son décès, son collègue Wilhelm Lossen (de), qui a repris ses recherches, établit la formule chimique de la cocaïne C17H21NO4[1].

La feuille de coca est utilisée depuis des millénaires par les peuples andins pour ses propriétés stimulantes, chewing-gum ou infusion.

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1861
L’essence de la Musique

by "The New-York Commercial Advertiser

« L’Essence de la musique » [ 54 ] , publié en 1861 par The Commercial Advertiser , mettait en scène un homme composant une symphonie pour sa femme sourde en traduisant les notes de musique en lumière et en couleurs. Cette histoire était certainement inspirée par la synesthésie dont Ludlow avait fait l’expérience lors de ses expériences avec le haschisch, dont il a écrit :

L'âme apparaît parfois clairement comme une entité unique, enfermée dans son propre système sensoriel, tandis que le corps est compris comme tout ce qui modifie les impressions de manière si diverse qu'elles en deviennent, dans un cas, une odeur, dans un autre, un goût, une vue, et ainsi de suite. Ainsi, le consommateur de haschisch sait ce que c'est que d'être brûlé par le feu du sel, de sentir les couleurs, de voir les sons et, bien plus fréquemment, de ressentir des sensations.

 

Des foyers pour les sans-amis

L'un des derniers articles publiés par Ludlow fut écrit pour le New York Tribune et parut au début de l'année de sa mort. Probablement inspiré par son travail auprès de toxicomanes aux opiacés démunis, l'article, intitulé « Des foyers pour les sans-abri », préconisait la création de centres d'hébergement pour sans-abri à New York, en particulier pour les alcooliques et autres toxicomanes. Il y soulignait que les centres existants accueillaient uniquement des femmes et des enfants, et qu'un nombre croissant d'hommes sans domicile fixe avaient besoin d'aide. L'idée fut approuvée avec enthousiasme dans un éditorial du rédacteur en chef du Tribune, Horace Greeley . 

1864
Croix Rouge CICR

Genève, Suisse

Henri Dunant est né en 1828 à Genève dans une famille calviniste. Il ne termine pas ses études secondaires, mais entre en apprentissage dans une banque genevoise. Puis, en 1853, il se rend en Algérie et entre au service de la Compagnie genevoise des colonies suisses de Sétif. Il fonde une société coloniale en 1856 mais n’obtient pas toutes les autorisations nécessaires à son exploitation. L’homme, de retour à Genève, tente d’approcher Napoléon III pour lui parler de ses affaires. L’empereur dirige les troupes franco-sardes qui affrontent les Autrichiens dans le nord de l’Italie. Henri Dunant décide donc de le rencontrer sur place. C’est ainsi qu’il prend part au triste spectacle qu’offre la bataille de Solférino.

Face aux visions d’horreur de la bataille de Solférino, Henri Dunant se montre très touché par les conditions atroces que subissent les soldats blessés. Sensible à leur souffrance, il se porte volontaire pour leur donner les premiers secours, sans se soucier de l’origine des combattants.

Trois ans plus tard, de retour dans sa ville natale, Dunant publie «Un Souvenir de Solférino».Dans ce manifeste, il appelle à la signature d’une convention internationale garantissant la protection des victimes de conflits armés. L’homme, visionnaire, propose également que tous les pays organisent des sociétés de secours qui mettraient à disposition des bénévoles formés pour soigner les blessés de guerre.  

Pour mettre ses idées en pratique, Dunant s’appuie sur Gustave Moynier, président de l’une des premières organisations de bienfaisance de Genève: la Société genevoise d’utilité publique. Grâce à cette aide précieuse, le «Comité international et permanent de secours aux militaires blessés en temps de guerre» naîtra en 1863.

Dès la fin du Moyen Age, la ville se distingue déjà par un certain cosmopolitisme, notamment grâce aux foires et aux échanges commerciaux. Ces caractéristiques de la ville de Genève s’affirment dès la Réforme et lors du Refuge protestant.

En somme, hormis l’origine genevoise de Henri Dunant et le fait que les fondateurs de la Croix-Rouge organisent les premières conférences à Genève en octobre 1863, le fait que celle-ci soit devenue le siège des actions humanitaires ne semble pas découler du hasard, mais plutôt de son histoire singulièrement marquée par des échanges internationaux de toutes sortes.

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1870
Fitz Hugh Ludlow

Suisse, Genève le 12 septembre

Fitz Hugh Ludlow , parfois vu sous le nom de Fitzhugh Ludlow (11 septembre 1836 – 12 septembre 1870 [ 1 ] ), était un auteur, journaliste et explorateur américain ; surtout connu pour son livre autobiographique The Hasheesh Eater (1857). Ludlow est mort prématurément à l'âge de 34 ans des suites de ses addictions de toujours, des ravages de la pneumonie et de la tuberculose, et du surmenage. Malgré des moyens modestes, il fit preuve d'une générosité parfois excessive envers ceux qui ne parvenaient pas à surmonter les difficultés liées à la drogue. Ludlow partit pour l'Europe en juin 1870 afin de se rétablir de ses addictions et de sa tuberculose . Il voyagea de New York avec sa sœur Helen , qui l'avait toujours soutenu, sa femme Maria et l'un de ses fils. Ils séjournèrent un mois et demi à Londres , puis partirent pour Genève , en Suisse, lorsque sa santé se détériora de nouveau.

Il mourut le lendemain matin de son trente-quatrième anniversaire et, peut-être comme il voulait le prédire dans ce passage de Que feront-ils pour être sauvés ? : « Au moins, au-dessus du cercueil du mangeur d’opium, grâce à Dieu ! une femme et une sœur peuvent cesser de pleurer et dire : « Il est libre. » » [ 51 ]

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1873-1874
Ecole de Médecine 

Genève, Suisse

En 1872, les Genevois décident d’ouvrir une Faculté de médecine à l’Académie et de faire de cette dernière une véritable université. Il s’agira essentiellement de promouvoir les chefs de service à l’Hôpital cantonal au rang de professeurs, ainsi que de construire une École de médecine renfermant des auditoires et des laboratoires pour l’enseignement des nouvelles disciplines que sont l’anatomie pathologique et la physiologie. Dans le but d’attirer des étudiants étrangers à la nouvelle Faculté de médecine, on se mit en quête de professeurs étrangers de renom pour assurer l’enseignement de ces deux disciplines, ainsi que de l’anatomie normale.

 

En 1873, la loi portant sur la création de la faculté de médecine est adoptée. Le bâtiment, conçu pour loger la faculté de médecine afin d'y enseigner l'anatomie, l'histologie, la physiologie et l'hygiène est construit par les architectes Reverdin, Gouy et Gampert de 1874 à 1876 et inauguré en 1876.

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1876
Physiologie expérimentale

Suisse, Genève 

La physiologie expérimentale et l’anatomie pathologique sont, dans les années 1870, des disciplines «de pointe» en rapide évolution, la première parce que les découvertes de l’anesthésie générale et de la respiration assistée permettaient d’aborder par l’expérimentation animale des questions longtemps restées en suspens, la seconde en raison de l’essor de la microbiologie médicale, de l’usage du microscope, ainsi que de la disponibilité de colorants vitaux. C’est l’Allemand Friedrich Wilhelm Zahn (1845-1904) qui deviendra le premier professeur d’anatomie pathologique, et Moritz Schiff (1823-1896), un apatride d’origine allemande, le premier à professer la physiologie expérimentale. A Carl Vogt (1817-1895), éminent professeur à la Faculté des sciences, recteur de l’Université et homme politique radical, avait la charge de veiller aux nominations dans les disciplines biomédicales précliniques.

En guise de conclusion :

En 1878, le règlement concernant les autopsies et les vivisections animales précisait que les chiens errants mis à la fourrière ou non munis de la muselière seraient remis au laboratoire de physiologie. Schiff vécut les deux dernières décennies de sa féconde carrière à Genève sans que les antivivisectionnistes n’obtiennent gain de cause. Ces années sont notamment marquées par ses expériences sur l’extirpation de la thyroïde, l’injection d’extrait thyroïdien et sur la transplantation autologue de la thyroïde,7 réalisées peu après que les chirurgiens Jaques-Louis Reverdin (1842-1929) à Genève, et Theodor Kocher (1841-1917) à Berne, aient introduit avec succès la réduction du goitre par voie chirurgicale.8

Le Laboratoire de physiologie aurait, selon certains, suscité l’admiration de Claude Bernard (1813-1878), le coryphée de la physiologie française. En fait, Bernard ne s’est jamais rendu à Genève durant les deux ans qui séparent l’inauguration de la nouvelle faculté de médecine de la mort du grand physiologiste. En réalité, c’est le chimiste français Marcelin Berthelot (1827-1907), de passage à Genève en 1880 pour la rédaction d’un rapport sur son Université, qui est l’auteur des lignes suivantes, faussement attribuées à Bernard, qui nous serviront de temporaire et optimiste conclusion. Elles figurent dans les paragraphes que Berthelot voue à la Faculté de médecine : «La physiologie est enseignée par M. Schiff, savant expérimentateur, dont nous connaissons bien à Paris la tête intelligente. Je l’ai retrouvé au milieu de ses appareils et de ses opérations, plus vif que jamais. Il a une fort belle installation, avec des salles spéciales pour chaque groupe d’appareils, et des cages saines, bien ventilées, bien lavées et bien disposées, pour les animaux».

Dans sa politique de nomination aux chaires nouvellement établies à l’Ecole de médecine genevoise, Vogt s’était inspiré du modèle allemand plutôt que du modèle français, le premier plus dynamique et mieux doté que le second.

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1876
Samuel Jones Tilden

Etats-Unis

Après la guerre de Sécession, il prend la direction du parti démocrate de l'État de New York, se fait élire à l'assemblée de l'État et participe à une réforme judiciaire qui provoque la destitution de nombreux juges corrompus.

En 1874, il est élu gouverneur où sa popularité et les résultats positifs de sa politique l'amènent à être candidat démocrate à l'élection présidentielle de 1876.

Le résultat du vote populaire est en faveur du candidat démocrate mais le décompte est contesté dans quatre États en raison de fraudes massives. La lutte entre les partis menace de faire éclater de nouveau une guerre civile et un compromis est passé entre Tilden et Rutherford Hayes, le démocrate ne contestant pas la victoire du candidat républicain aux votes du collège électoral en échange d’un engagement de retrait des troupes fédérales des États du Sud.

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1881
Otto Zelz 

Allemagne, Munich

Otto Selz, né le 14 février 1881 à Munich et mort le 27 août 1943 à Auschwitz, est un psychologue allemand qui fut l'un des premiers à formuler une théorie « non-associationniste » de la pensée. En ce sens, il est parfois considéré comme un précurseur de l'approche cognitive en psychologie pour avoir su analyser scientifiquement les processus mentaux complexes, en utilisant notamment la méthode introspective.Il fut déporté par les Nazis et mourut à Auschwitz. Son œuvre fut mise à l'index qui contribua peut-être à sa faible présence dans les débats de la psychologie contemporaine. Néanmoins ses biographes ont mis en évidence son influence sur l'œuvre de scientifiques ou intellectuels, notamment sur Karl Popper[4].

Plus généralement, la cognition se définit comme l'ensemble des activités mentales et des processus qui se rapportent à la connaissance et à la fonction qui la réalise. Jean-François Le Ny, psychologue français spécialisé dans ce domaine, la caractérise comme « l'ensemble des dispositifs dont la fonction est de produire et d'utiliser de la connaissance »[1].

La psychologie cognitive part du principe que l'on peut, à partir de l'étude du comportement, en inférer des représentations, ainsi que des structures et des processus mentaux. Contrairement au béhaviorisme, elle défend la thèse que la psychologie est bien l'étude du mental et non du comportement. À la différence des autres courants mentalistes, elle ne pense pas que l'introspection soit une voie d'accès particulièrement fiable pour explorer le mental. 

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1889
Martin Heidegger

La Tilden Company

La métaphysique est considérée comme l'une des quatre principales branches de la philosophie, avec l'épistémologie (ou théorie de la connaissance, ou encore gnoséologie en un sens plus large), la logique et l'éthique[1]

La métaphysique est la branche de la philosophie qui étudie la nature fondamentale de la réalité. Elle s'intéresse à des concepts tels que l'être et l'identité, l'espace et le temps, la causalité, la nécessité et la possibilité. Elle comprend notamment des questions sur la nature de la conscience, l'âme et la relation entre l'esprit et la matière, ou entre la substance et l'attribut

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1888
Jean André Wahl

Philosophe

Il embarque à Marseille en juin 1942 pour le port de Casablanca. A son arrivée, il est arrêté mais libéré immédiatement sur l'intervention d'un proche du général GiraudPierre Boutang, et débarque à Baltimore le 31 juillet 1942.

Lors de son exil aux États-Unis, pendant la Seconde Guerre mondiale, Wahl fonda l'École libre des hautes études à New York, avec l'aide de Gustave Cohen et de la Fondation Rockefeller. Plus tard, à l'université de Mount Holyoke où il avait un poste, il met en place les Décades de Mount Holyoke, connues aussi sous le nom de Pontigny-en-Amérique[16], des rencontres sur le modèle de celles organisées par Paul Desjardins entre 1910 et 1939 sur le site de l'abbaye cistercienne de Pontigny en Bourgogne. Ces fructueuses rencontres regroupent nombre d'intellectuels français en exil et des Américains tels que Marianne MooreWallace Stevens et Roger Sessions[17]. Wahl traduisit d'ailleurs nombre de poèmes de Stevens en français.

En janvier 1947 il fonde le Collège philosophique (en) et dirige la Revue de métaphysique et de morale à partir de 1950. Il publie ainsi en 1956 Vers la fin de l'ontologie, issu d'un séminaire annuel commentant le cours de 1935 de Heidegger, Introduction à la métaphysique. Il sera président de la Société française de philosophie à la mort de Gaston Berger.

Il reçoit le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris le 17 juin 1971[18]

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1895
Departement of Agriculture
Yearbook
  

Washington, Etats Unis

En 1931, Berne a accueilli la Première Exposition Suisse d'Hygiène et de Sport, appelée HYSPA, une exposition majeure sur la santé publique et le sport, tenue de juillet à septembre, co-fondée notamment par l'architecte Otto Ingold, et qui a reçu le soutien du Conseil fédéral, marquant un événement important pour la promotion de l'hygiène en Suisse. 

  • Nom : HYSPA (Hygiene et Sport Ausstellung / Exposition Suisse d'Hygiène et de Sport).

  • Date : Du 24 juillet au 20 septembre 1931.

  • Lieu : Berne, entre le Bremgartenwald et Enge.

  • Contexte : Il s'agissait de la première exposition de ce type en Suisse.

  • Acteurs : L'architecte et artiste Otto Ingold fut l'un des cofondateurs, appliquant les idéaux du Werkbund.

  • Soutien : Le Conseil fédéral a alloué un subside pour cette exposition. 

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1896
Moritz Schiff

Genève, Suisse

Décès de Moritz Schiff, Moritz Schiff peut être considéré, par ses prolifiques contributions, par l'ampleur et la variété des sujets abordés dans ses recherches, comme l'archétype du grand savant du XIXe siècle ; il est l'un des pionniers de la méthode expérimentale en physiologie. D'esprit indépendant et original, il sera un auteur très cité sans pour autant atteindre l'éclat des Emil du Bois-ReymondHermann von Helmholtz ou Brown-Séquard, ses contemporains. Il paie aujourd'hui cette liberté par un relatif oubli.Polyglotte, il publie ses articles indifféremment en allemand, en français ou en italien dans de prestigieuses revues. Infatigable chercheur jusqu'à ses dernières années selon plusieurs témoignages, il multiplie et répète ses expériences, parfois à plusieurs années de distance. Ses très nombreuses publications scientifiques (près de deux cents), embrassant un large champ de la physiologie (science qui s'individualise au XIXe siècle), sont rassemblées en quatre volumes entre 1894 et 1898 (dernier volume posthume).

Sans fonder d'école, il eut pour élèves, disciples ou assistants : Alexandre A. Herzen (fils), Waldemar Haffkine[23], Nathan Loewenthal[24], Hilel Joffé (1864-1936), Angelo

Mosso, Giulio Ceradini.

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1897
Felix Hoffmann

Aspirine

La création de l'aspirine moderne est l'œuvre du chimiste Felix Hoffmann chez Bayer, qui, le 10 août 1897, a réussi à synthétiser une forme pure et stable d'acide acétylsalicylique, une molécule déjà connue mais peu pratique, améliorant ainsi l'« acide salicylique » trouvé dans l'écorce de saule. Cette découverte a permis à Bayer de commercialiser l'aspirine sous le nom d'« Aspirin » en 1899, transformant un remède ancestral en un médicament largement utilisé pour ses propriétés anti-douleur, anti-fièvre et anti-inflammatoire.

  1. Connaissance ancestrale : Des millénaires avant, l'écorce de saule (source d'acide salicylique) était utilisée pour soulager fièvres et douleurs.

  2. Isolation de l'acide salicylique : Au XIXe siècle, des pharmaciens comme Leroux (1829) isolent la substance active, mais elle provoque des troubles digestifs.

  3. Synthèse de la molécule mère : En 1853, Charles-Frédéric Gerhardt synthétise l'acide acétylsalicylique, mais sans en exploiter le potentiel pharmaceutique.

  4. Optimisation par Hoffmann : Le 10 août 1897, Felix Hoffmann (chez Bayer) reproduit la synthèse de Gerhardt, créant une version chimiquement pure et stable (l'acide acétylsalicylique), qui deviendra l'Aspirine.

  5. Commercialisation : Bayer brevète le procédé et commercialise le médicament en 1899-1901, rendant l'aspirine célèbre mondialement. 

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1901
Departement of Agriculture
Yearbook

Washington, Etats Unis

L’ouvrage présenté ici est le "Yearbook of the United States Department of Agriculture" de l’année 1901, publié en 1902 par le Government Printing Office à Washington. Il s’agit d’un rapport annuel réalisé par le département américain de l’agriculture, qui compile des données, analyses, recommandations et résultats de recherches concernant diverses cultures agricoles, pratiques agricoles et produits agro-industriels.

Sur l’ouvrage

Les Yearbooks du Département de l’Agriculture des États-Unis sont des publications majeures pour l’époque, reflétant les connaissances agricoles ainsi que les enjeux économiques liés à l’agriculture à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Ces ouvrages traitent souvent de sujets variés comme la production, l’amélioration des semences, la lutte contre les maladies, la commercialisation, les usages industriels, etc.

Sur le chanvre dans ce contexte (1901)

À cette époque, le chanvre (Cannabis sativa) était une culture importante aux États-Unis, avant le déclin qui suivra dans les décennies suivantes à cause des régulations relatives au cannabis. Le chanvre était principalement cultivé pour ses fibres, utilisées pour produire des textiles solides, des cordages, des voiles, ainsi que pour la fabrication du papier.

Yearbook de 1901, on trouverait typiquement des informations comme :

Techniques agricoles : conditions de culture optimales, rendement attendu, méthodes de récolte, types de sols favorables.

Avantages économiques : rentabilité de la culture, importance pour certains états agricoles.

Propriétés des fibres: résistance, utilisations possibles, comparaisons avec d’autres fibres (lin, coton, etc.).

Recherches et innovations : amélioration des variétés, traitement post-récolte.

- **Contexte socio-économique** : importance pour l’industrie textile et l’économie rurale.

 

Intérêt historique

Ce type de document est une source précieuse pour comprendre l’histoire agricole et économique du chanvre aux États-Unis, avant son interdiction partielle dans la première moitié du 20e siècle. Il montre aussi l’importance scientifique et gouvernementale attachée à cette plante, à une époque où elle avait un rôle industriel essentiel.

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1913
Departement of Agriculture
Yearbook
  

Washington, Etats Unis

Le document en question est un "Yearbook of the United States Department of Agriculture" de 1913. Il s'agit d'un rapport annuel du département américain de l'agriculture. Ces documents contiennent souvent des informations détaillées sur les cultures agricoles, y compris des analyses, des statistiques, des méthodes de culture, et les usages des différentes plantes.

 

Concernant spécifiquement le chanvre, ces rapports de début du 20e siècle sont précieux car le chanvre était une culture importante et largement utilisée à cette époque. Le chanvre (Cannabis sativa) était cultivé pour ses fibres, utilisées dans la fabrication de cordages, textiles, papiers, et aussi certains matériaux composites. Avant l'expansion des fibres synthétiques, le chanvre était très apprécié pour sa résistance et sa durabilité.

Le "Yearbook" de 1913 pourrait contenir des sections sur :

- Les techniques de culture du chanvre (sols appropriés, saison de semis, rendement attendu)

- Les avantages économiques du chanvre pour les agriculteurs

- Les applications industrielles des fibres de chanvre 

- Des statistiques sur la surface cultivée et la production

- Des recherches agronomiques de l'époque concernant cette plante

Le chanvre a connu un fort déclin dans la culture au cours du 20e siècle notamment à cause de la réglementation croissante liée au cannabis, mais à l'époque de la publication de cet ouvrage, il était encore une culture d'importance stratégique.

Prohibition du cannabis en Jamaïque : Interdiction introduite vers 1913, assouplie après l'indépendance, et dépénalisation de la possession de petites quantités en 2015.

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1918-1919
 Société des Nations (SDN)

Suisse, Genève 

A la fin de la Première Guerre mondiale en 1918, l’Europe est à terre. La paix a été trouvée, mais elle ne semble pas durable. Les pertes humaines sont énormes et l’économie européenne souffre. L’Allemagne, durement sanctionnée, est très mécontente des résolutions adoptées par le Traité de Versailles, tandis que la France maintient une attitude toujours plus méfiante envers son voisin germanique. Dans ce contexte, il est nécessaire de créer un organisme capable d’assurer la paix en Europe. Sous l’impulsion décisive du président nord-américain Woodrow Wilson, la Société des Nations (SDN) est créée en février 1919. La Société des Nations naît de la volonté de ne pas revivre le bain de sang de la Première Guerre mondiale. C’est un tournant historique majeur: la SdN est le premier organisme qui traite les affaires internationales de manière institutionnelle. Cette institution pour la paix vise en effet des objectifs clairement établis, dont les principaux sont: faire respecter le droit international, avec l’aide de la Cour permanente internationale de justice (CPIJ); abolir la diplomatie secrète, très répandue avant 1914; résoudre les conflits par arbitrage. 

Le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson, est le principal instigateur de ce projet.D’abord réticentes, les puissances européennes finissent par ratifier le projet de la SdN. Mais le Congrès américain s’oppose à l’adhésion de son pays à la Société des Nations. C’est donc sans Woodrow Wilson que se tient la première assemblée de la Société des Nations, le 15 novembre 1920, à Genève. Le choix de la ville de Genève pour l’installation du siège de la SdN n’est pas anodin. Genève accueille déjà depuis 1863 le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Mais c’est surtout grâce aux efforts conjugués du conseiller fédéral Gustave Ador et de l’économiste William E. Rappard que la ville de Genève est préférée à Bruxelles ou La Haye. Suite à une votation populaire acquise de justesse, la Suisse adhère à la nouvelle organisation internationale en mai 1920. Cette date marque le vrai départ de la vocation internationale de Genève. C’est dans la plus grande salle de Genève, la salle de la Réformation, que se tiennent les premières assemblées de la Société des Nations. Construite en 1866 à l’angle du boulevard Helvétique et de la rue du Rhône, cette spacieuse salle de conférence abrite les débats internationaux jusqu’au déménagement de la Société des Nations au Palais Wilson. Cet ancien palace bâti aux abords du lac Léman accueille le secrétariat de la SdN, ainsi que la majeure partie de ses activités durant presque toute l’entre-deux-guerres. Baptisé en 1924 en hommage au principal initiateur de la Société des Nations, le Palais Wilson est le véritable symbole de la SdN. Il abrite aujourd’hui le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Le déménagement de la Société des Nations au Palais des Nations (l’actuel Palais des Nations Unies) coïncide avec la fin d’un rêve. Minée par les tensions entre les grandes puissances et par le départ de certains Etats au sein de son conseil, la SdN semble vouée à l’échec. Le début de la Deuxième Guerre mondiale marque l’ampleur du fiasco, et la SdN disparaît… Pour laisser place en 1946 à l’Organisation des Nations Unies, son héritier direct. Malgré sa disparition, la Société des Nations a joué un rôle majeur dans l’établissement d’un projet collectif de maintien de la paix.

1924
Haïlé Sélassié  SDN

Genève, Suisse

Le rās Tafari, prince héritier d’Éthiopie et futur Haïlé Sélassié, effectues-en cette année 1924 un long voyage en Europe. Il est encore à Paris lorsque « subitement, par un coup de téléphone donné le jeudi 7 aout dans la soirée », on fait savoir à Genève son désir de rendre visite à la Société des Nations (SDN) et au Bureau international de travail (BIT) le lendemain, le vendredi 8 août. Branle-bas de combat dans les deux institutions. On appelle le jardinier qui garnit en toute hâte couloirs et salles de plantes vertes, on déroule les tapis, on fait faire un grand drapeau éthiopien, vert, jaune et rouge que l’on étend au-dessus de la porte d’entrée. Il s’agit de « remettre les choses à peu près dans l’état où elles étaient pour la réception des souverains roumains », qui avaient effectué une visite officielle à Genève trois mois plus tôt. Le moment de l’année n’est pas très bien choisi, le siège de la SDN – dont l’Éthiopie est membre depuis un an – est déserté de ses délégués, en vacances. Le secrétaire général Eric Drummond est absent, remplacé par son secrétaire adjoint Joseph Avenol… Rompant avec le protocole, le personnel féminin est « admis » dans la salle de réception, donnant à cette dernière « une apparence moins lourdement solennelle, moins empesée que ce ne fut le cas pour les souverains roumains. » Sans tarder, Le rās gagne ensuite le BIT où là encore, directeur et directeur adjoint sont absents. Il y est accueilli par le chef de la division diplomatique , avant que de signer le livre d’or du BIT « avec ses noms et titres écrits en amharique, véritable petite œuvre d’art d’apparence hiéroglyphique, que le Bureau du Travail va conserver pieusement. » Le rās Tafari va repartir aussi vite qu’il était venu, puisqu’il n’aura passé qu’un peu plus de cinq heures à Genève avant de reprendre l’express pour Berne. Mais il semble avoir été « enchanté de son trop court séjour » au bout du lac : cinq jours après son départ, la SdN reçoit « un monumental et original encrier du plus curieux effet. Il est formé d’un plateau de bronze, que soutiennent des cornes de rhinocéros »

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1929
 Suisse Basketball

Fédération

Swiss Basketball est l'instance dirigeante du basketball professionnel de haut niveau en Suisse . Fondée en 1929, elle a son siège à Fribourg . Swiss Basketball gère également les équipes nationales suisses, la Coupe de Suisse et les Championnats de Suisse juniors. Elle compte actuellement plus de 17 000 membres, répartis dans neuf associations régionales et regroupant 185 clubs. Il y a beaucoup , voir énormément a discuter sur la Suisse, la politique et bien plus encore.... Mais en revanche sur le basketball Hélevetique , c'est pas très riche historiquement,élas.

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1931
Exposition HYSPA  

Bern, Suisse

En 1931, Berne a accueilli la Première Exposition Suisse d'Hygiène et de Sport, appelée HYSPA, une exposition majeure sur la santé publique et le sport, tenue de juillet à septembre, co-fondée notamment par l'architecte Otto Ingold, et qui a reçu le soutien du Conseil fédéral, marquant un événement important pour la promotion de l'hygiène en Suisse. 

  • Nom : HYSPA (Hygiene et Sport Ausstellung / Exposition Suisse d'Hygiène et de Sport).

  • Date : Du 24 juillet au 20 septembre 1931.

  • Lieu : Berne, entre le Bremgartenwald et Enge.

  • Contexte : Il s'agissait de la première exposition de ce type en Suisse.

  • Acteurs : L'architecte et artiste Otto Ingold fut l'un des cofondateurs, appliquant les idéaux du Werkbund.

  • Soutien : Le Conseil fédéral a alloué un subside pour cette exposition. 

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1932
 Léon Bouffard

FIBA

In 1932, the International Basketball Federation (FIBA) was founded in Geneva by eight nations (Argentina, Czechoslovakia, Greece, Italy, Latvia, Portugal, Romania, Switzerland) to govern international basketball, establishing unified rules and becoming the global authority for the sport, recognized by the IOC in 1934. Its creation marked the official beginning of international basketball governance, unifying a sport previously under handball's umbrella, and led to standardized rules and events like the Olympics and World Cup. 

Membre de la section d'éducation physique de Genève-Ville : à partir de 1900

Institutrice en école primaire : 1912-1927

 

Responsable de l'éducation physique : à partir de 1913

 

Champion suisse de saut à la perche : 1914

 

Professeur d'éducation physique : 1927-1934

 

Président technique des gymnastes de Genève

 

Amoureux du basketball en assistant à un match entre le YMCA et le Foyer de Charvieu : 1928

 

Introduction du basketball dans les cours d'éducation physique et dans les écoles de Genève : 1929

 

Fondateur et président de l'Association cantonale genevoise de basketball : 1929

 

Organisateur du tournoi de basketball I Scholar (avec 50 équipes participantes) : 1930

 

Fondateur et président de la Fédération Suisse de Basketball : 1929

 

Co-fondateur de la FIBA ​​le 18 juin 1932 à Genève, en Suisse

 

Président de la FIBA ​​: 1932-1948

 

Inspecteur de l'éducation physique dans les écoles cantonales de Genève : 1934-1957

 

Organisateur du 1er Championnat d'Europe FIBA ​​de 1935, à Genève

 

Organisateur du 4e Championnat d'Europe FIBA ​​de 1946, à Genève

 

Président honoraire de la FIBA ​​: depuis 1948

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1933 
Jeux Universitaire Internationaux

Turin, Italie

En 1933, les Jeux universitaires internationaux (qui deviendront plus tard les Universiades) ont eu lieu à Turin, Italie, réunissant des athlètes étudiants de plusieurs pays européens, dont la France, la Grande-Bretagne et la Pologne, marquant une étape dans le sport universitaire mondial avant l'interruption de la Seconde Guerre mondiale, avec des performances notables en athlétisme. 

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1934
Genève se fait humilié par Bern

Suisse, Genève 

L'expérience du gouvernement de Léon Nicole dans les années trente et les graves difficultés financières de l'Etat de Genève ne sont pas sans trouver quelques échos aujourd'hui, même si la situation économique et politique n'est pas comparable (Le Temps du 23.12). Le souvenir de l'humiliation du gouvernement genevois, mis sous tutelle par le Conseil fédéral, est encore bien présent trente ans plus tard quand l'ancien conseiller d'Etat libéral Albert Picot publie ses Mémoires*. Dans ces souvenirs, il raconte cette journée humiliante de cette fin d'année 1934. Le gouvernement de Léon Nicole, acculé par l'hostilité du Grand Conseil, des banques et sans politique de rechange après l'échec populaire du plan de redressement socialiste, n'avait plus d'autre choix que de quémander l'aide fédérale. Le conseiller fédéral vaudois Pilet-Golaz avait convoqué à Berne le Conseil d'Etat genevois in corpore. Les sept membres du gouvernement prirent le train de 11 heures. Les minoritaires – les bourgeois – montèrent dans le premier wagon, les majoritaires – les socialistes – dans le dernier. Ce qui en dit long sur le climat de «dialogue» au sein du Conseil d'Etat genevois. Chaque camp avait réservé une table dans un restaurant bernois pour préparer discrètement la séance. Et, ironie de l'histoire, majoritaires et minoritaires se retrouvèrent sans le savoir dans le même établissement! Ambiance…Marcel Pilet-Golaz fut glacial. «L'Etat de Genève ne sera aidé que lorsqu'il aura présenté à Berne un budget équilibré par des économies massives», écrit Albert Picot qui relève aussi l'attitude méprisante du conseiller fédéral: «Il nous a pris de très haut et mis peut-être une certaine malice à nous faire manquer le train de 17h50, le dernier à passer par Fribourg.» L'humiliation des Genevois était à son comble. Contraints de passer par Neuchâtel, les sept membres du Conseil d'Etat sont obligés de se serrer dans l'unique wagon de cette ligne secondaire: «A Neuchâtel, ce fut pis. La gare était en démolition et était remplacée par un hangar qui servait aussi de buffet avec une seule table.» Les sept conseillers genevois dînèrent alors ensemble, comme si c'était tout naturel. «Est-ce la Providence ou le hasard qui joue de tels tours à des adversaires politiques qui se fuyaient depuis le matin?» s'interroge malicieusement Albert Picot.De retour à Genève, le Conseil d'Etat s'est mis au travail. Des heures durant, «avec des crayons bleus», les sept conseillers sabrent dans le budget pour satisfaire aux exigences du Conseil fédéral. Et pour obtenir un budget rééquilibré, une diminution des salaires des fonctionnaires était devenue incontournable: «L'amour du pouvoir poussa Nicole à passer le Rubicon et à proposer une réduction de 10% des traitements.»

Le gouvernement Nicole ne s'en remettra pas. L'abandon des promesses électorales et l'alignement forcé sur la politique suivie par les autres cantons suisses signifièrent la fin politique de l'expérience d'un gouvernement de gauche. A la grande satisfaction de la droite genevoise, des milieux bancaires et du gouvernement fédéral, pas mécontents d'avoir ainsi donné une leçon magistrale à Léon Nicole. «Le régime vivra encore jusqu'en novembre, mais sans éclat et sans gloire», conclut Albert Picot.

Avec le retour au pouvoir d'une majorité de droite, les crédits bancaires se débloquent, les gros contribuables qui avaient fui vers le canton de Vaud reviennent et une réorganisation de l'Etat est engagée sur la base d'un audit (déjà!) effectué par la Société fiduciaire suisse.

* «Souvenirs de quelques années difficiles de la République de Genève, 1931-1937», Albert Picot, A. Jullien Editeur, Genève 1963.

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1935
 1er Championat Europe Basketball

Suisse, Genève 

En 1936, lors d'un discours mémorable, l'empereur Hailé Sélassié 1er dénonce devant la Société des nations l’invasion de l'Éthiopie par l’Italie de Mussolini. L’incapacité de la SDN à régler ce conflit entre deux de ses membres restera l’un de ses plus grands échecs. Pourtant, le souverain s'était démené pour faire reconnaître son pays. En 1924, le jeune régent éthiopien, portant encore le nom de Ras Tafari Makkonnen, entreprend une tournée en Europe peu après avoir fait admettre l’Éthiopie à la Société des Nations (SDN). Frank-Henri Jullien a immortalisé sa visite à Genève auprès de la SDN et du Bureau international du travail.

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1936
Haïlé Sélassié (SDN)

Genève, Suisse

En 1936, lors d'un discours mémorable, l'empereur Hailé Sélassié 1er dénonce devant la Société des nations l’invasion de l'Éthiopie par l’Italie de Mussolini. L’incapacité de la SDN à régler ce conflit entre deux de ses membres restera l’un de ses plus grands échecs. Pourtant, le souverain s'était démené pour faire reconnaître son pays. En 1924, le jeune régent éthiopien, portant encore le nom de Ras Tafari Makkonnen, entreprend une tournée en Europe peu après avoir fait admettre l’Éthiopie à la Société des Nations (SDN). Frank-Henri Jullien a immortalisé sa visite à Genève auprès de la SDN et du Bureau international du travail.

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1936
 Tournois des Citées

Suisse, Genève 

Ce tournoi des cités à Genève servait de vitrine pour le développement du basketball urbain et international avant son intégration définitive dans les grands rendez-vous mondiaux (Olympiques). Ce tournoi est considéré comme l'une des premières grandes compétitions internationales de basketball en Europe. Une affiche célèbre de style avant-garde, créée par l'artiste Noël Fontanet, a été réalisée pour promouvoir l'événement.

1936 est une année charnière pour le basketball, car quelques mois plus tard, le sport faisait sa première apparition officielle en tant que discipline olympique aux Jeux Olympiques de Berlin (août 1936), où les États-Unis ont remporté la médaille d'or face au Canada. 

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1938
 Basketball Turnier Berlin

Berlin, Allemagne

Le tournois de la honte peut-etre?... Très peux d'informations sur ce tournois. Pourtant beaucoup d'archive secretement bien gardeées, dans certaines institutions international. 

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1942 Grow hemp for war.heic
1942 Grow hemp for war.heic

1942
 Grow Hemp for War

United States

la vidéo à l'honneur est «  Le chanvre pour la victoire » , produite par l'USDA pour promouvoir la culture du chanvre aux États-Unis dans le cadre de l'effort de guerre. L'objectif était d'accroître la production de chanvre de 14 000 acres en 1942 à 300 000 acres en 1943. Le film compare les techniques anciennes aux techniques et machines modernes recommandées pour la production, la récolte et la transformation en 1943. Alors que des réglementations sont en cours d'élaboration pour légaliser à nouveau la culture du chanvre, il est fascinant de se replonger dans cette époque où cette culture était un appel patriotique à soutenir les troupes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Liens: youtube

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1946
Championnat Europe Basketball

Genève, Suisse 

Cet événement marque la renaissance du basket-ball européen après une interruption de sept années due à la Seconde Guerre mondiale. Il a été choisi que la compétition se déroulerait à Genève, siège de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA). La compétition réunit dix nations : la Tchécoslovaquie, la France, la Suisse, la Belgique, l’Italie, la Hongrie, la Pologne, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Angleterre.

Le titre est remporté par la Tchécoslovaquie, qui bat l’Italie en finale sur le score de 34 à 32. Il s’agit du premier sacre européen de l’équipe tchécoslovaque. Le hongrois François Nemeth fini MVP de la compètition.L’édition de l'EuroBasket 1941 devait également se dérouler en Lituanie, comme le veut la tradition à cette époque suite à la conservation de sa couronne en 1939, mais elle a été annulée en raison de la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, la Lituanie n’existait plus en tant qu’État indépendant. Il a donc été décidé de relancer la compétition dans un pays neutre, et c’est ainsi que la Suisse a de nouveau accueilli l’EuroBasket[1].La Lituanie a subi trois occupations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale : d'abord par les Soviétiques en juin 1940, puis par les Allemands en novembre 1941, avant d'être à nouveau occupée et annexée par l'Union soviétique en 1944. L'équipe nationale masculine de basket-ball, championne d'Europe en titre, a alors été dissoute. Le diplomate lituanien Stasys Antanas Bačkis, qui résidait en France libre et continuait de représenter le service diplomatique de la Lituanie indépendante, a invité des représentants de la diaspora lituanienne, commandé des tenues pour l'équipe nationale masculine de basket-ball de Lituanie, et l'équipe (considérée par de nombreux experts contemporains comme la meilleure d'Europe) a commencé à se préparer pour l'EuroBasket 1946. Cependant, l'Union soviétique a protesté fermement contre la participation de l'équipe nationale lituanienne au championnat et la FIBA a cédé à sa pression, ne permettant pas aux Lituaniens de concourir de manière indépendante et d'essayer de défendre leur titre européen à l'EuroBasket 1946[2].

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